2026, CD empty bird cage records EBR 015 // 7 tracks // 53:01
Musicians Christoph Gallio soprano, alto & C-merlody / Phil Durrant mandolin & electronics Production notes All compositions by Gallio / Durrant // Recorded by Gallio / Durrant on 21st and 22nd May 2024 in Baden, Switzerland at PERCASO Studio // Mixed & mastered by Michael Brändli at Hard Studios in Winterthur // Liner notes by Phil Durrant // Produced by Phil Durrant, Christoph Gallio, Daniel Thmpson // Graphic design by Daniel Thompson // Cover art by Beverley Waller
Samples
Selvaschadetg, ceramica, parzialmein smaltada Selvaschadetg, ceramica, parzialmein smaltada
Betg tut las casas en egalas Betg tut las casas en egalas
Reviews
SOUNDBLEED (NZ/Aotearoa/Aukland), JOSHUA TAYLOR
OBSERVATIONS FROM THE 3RD AOTEAROA INTERNATIONAL FESTIVAL OF SECRET(E) SOUNDS 2026
A very pointillist, jagged, noisy but dynamic duo of soprano saxophone and solid body electric mandolin. The musical/sonic language somewhat reminds me of 20th century serialism, but with the organic spontaneity and unpredictability of free improvisation. Christoph's multifaceted soprano sax, sings, shrieks, whispers, chatters, pants and honks with generous amounts of leg muting. At one point, Christoph draws out a mute to mellow things out while in a brief respite from the pointy tapestry of noise. The other half of this duo assemblage is Phil's brittle percussive, trebly plucks, smooth glass slide bends and sine tone bell-like pitch modulations via effects pedals. Phil’s playing demonstrates the subtle timbrel nuances and complexities possible with electric/amplified plucked stringed instruments that are otherwise inaudible on acoustic counterparts. Thoroughly amused audience member Franklin commented that the mechanical sounding menagerie was “like I’m having a nightmare that my car is going bad”.
BAD ALCHEMY, RIGOBERT DITTMANN
DURRANT / GALLIO Cha tug e ach dà fhichead bliadhna (Empty Birdcage Records, EBR 015): Aus jahrzehntealter Freundschaft wurde endlich ein klingendes Tête-à-Tête: Phil Durrant (MIMEO, Trio Sowari) an E-Mandoline & Electronics meets Christoph Gallio (Day & Taxi, Stone Is A Rose Is A Stone Is a Stone) an Alto-, Soprano- & C-Melodysax. Mit Titeln im jeweils großväterlichen Gälisch bzw. Rätoromanisch erinnern sie an die keltisch-rätische Nachbarschaft anno Steinschlag. Ihre drahtig plonkende, prickelnde, quäkende Klangwelt dreht mit althergebrachtem Eigensinn, kernigem Hand- und krächzendem Mundwerk der entropischen Tendenz des Sprechens, Klingens, Fühlens, Denkens eine Nase. Glattem Eiapopeia und plumper Beschönigung stellen sie Gänse- und Gießkannenklang entgegen und eine im Schatten bebrütete eigene Schönheit. Elektronischer Flohzirkus, kreuzkrumm gezerrte Saiten und kurios gekürzelte Kakophonie feiern, unverdrossen widerborstig und unkaputtbar, sich selbst. Und alles andere. [BA 132 rbd]
ORYNX-IMPROV'ANDSOUNDS, JEAN-MICHEL SCHOUWBURG
Phil Durrant, connu pour son travail au violon avec John Butcher et John Russell dans les années 80 et 90, a évolué dans de nouvelles formes d’improvisations radicales avec l’électronique, entre autres avec le Trio Sowari et Thomas Lehn / Radu Malfatti. Depuis plusieurs années, il a acquis une mandoline, ainsi qu’une octave mandola, et développé sa musique vers la dimension « pointilliste » de ses jeunes années entre autres avec Pascal Marzan, Emil Karlsen, Daniel Thompson, et un nouveau trio avec John Butcher et Mark Wastell. Le suisse Christoph Gallio est un goûteux saxophoniste adepte des soprano , alto et C-melody et un créateur entêté publiant ses super albums sur son label autoproduit PerCaso Productions depuis de nombreuses années, à la fois improvisateur free et compositeur de talent. Son trio Day and Taxi a tourné partout depuis des décennies. Récemment, Christoph a fait un séjour productif à Londres, dans la communauté d’improvisateurs la plus ouverte du monde dans laquelle les collègues de talent n’hésitent pas à se commettre sans arrière-pensée avec quiconque pour le plaisir de jouer et de découvrir dans les clubs et séries mensuelles de cette énorme agglomération reliée par le plus formidable réseau de transports en commun qu’on puisse rêver.
Il en est résulté un super album free en duo avec Roger Turner « You Can Blackmail Me Later » publié par ezz-thetics 1055. Wow !. On y entend ce qui fait le sel de la terre , la sensibilité d’un activiste sincère , original qui avec son bagage instrumental personnel pousse la créativité instantanée vers le haut , la sensibilité et un regard en coin sur les choses saxophonistiques. Disons que personnellement, je trouve qu’il y a un peu trop de faiseurs qui utilisent ce médium sans le faire vraiment, improvisationnellement parlant. Mais alors ce duo avec Phil Durrant sera une belle surprise : Phil a amplifié sa mandoline et l’a branchée sur un dispositif électronique rappelant de loin le Derek Bailey des débuts quand il était « atrocement bruitiste » . Ceux qui ont écouté Improvisations for Cello and Guitar avec Dave Holland (ECM 1013 1971), un des rares documents enregistrés dans le légendaire Little Theatre Club, vont sans doute comprendre. Le Tony Oxley du début des années 70, s’adonnait aussi à l’électronification des sons acoustiques de la percussion. Voilà pour le point de repère. Ce duo n’est pas un déballage / avalanche de virtuosité (on pense au London Concert de Bailey Parker de 1975 – Incus 16), mais un travail méticuleux dans le dialogue où tout sonne juste, organique, très attachant et rare. Rare, car c’est une affaire compliquée d’interconnecter valablement un instrument à cordes (et lequel : une mandoline !) avec un dispositif électronique qui transforme prolonge, déforme, manipule , extrapole , parasite l’action instrumentale comme si cela coulait de source. Pour rappel, la mandoline a un manche court, une caisse bombée comme un luth et quatre paires de cordes accordées en quintes : sol, ré, la, mi. Originaire de Naples, c’est un des instruments roi du bluegrass. Face à lui, Phil a affaire à un vieux routard du free avec une expérience qui surclasse son solide bagage instrumental et l’engagement physique de son souffle. Ses sons, scories fantomatiques ou expansions métamorphiques de fréquences électrogènes éclosent et frémissent indépendamment des tracés et les motifs volatiles de son souffleur de camarade. Obstiné à poursuivre et persécuter les interrelations de notes et intervalles / commas en insistant chaque instant avec une tension frénésie/ fantaisie, Christoph a sa manière bien à lui et transforme la lingua franca du sax « free » dans un univers personnel. La complicité des deux est irrésistible et tout autant bonhomme. Si vous avez du cœur, une perception émotionnelle, une certaine expérience et un esprit ouvert, il y a là tout un univers peu commun, ludique , savoureux et interloquant sur lequel votre écoute peut divaguer à souhait et avec émerveillement. Fantastique ! Un grand bon point à Empty Birdcage !!
