CD: CARS & VARIATIONS / HIGH DESERT SONGS

1994, percaso production CD 13 // 45 Tracks // 70:44
Musicians Christoph Gallio soprano & alto sax // Irene Aebi voice & violin // Chie Mukai kokyu & voice // Alfred Zimmerlin violoncello // Matthew Ostrowski electronics & violin // Stephan Wittwer electric guitar // Fredi Lüscher piano // Lindsay L. Cooper double bass // Dieter Ulrich drums // 
Production notes All copositions are by Christoph Gallio, exept T 1, 11, 18, 20 by Gallio/Ostrowski/Zimmerlin, T 6, 13, 16, 29, 30 by Gallio/Wittwer, T 32 by Gallio/Lüscher // Recorded at sound & vision Zürich, 1990 July 1 by Andy Rathgeb and Stephen Cee (Tracks 14, 33 with Chie Mukai), at sound & vision Zürich, 1990 December 22 and 1991 February 21 by Andy Rathgeb (Tracks 4, 8, 10, 21, 23, 27, 34 - 45 with Irene Aebi ), at Harmonic Ranch New Your City, 1990 November 21 by Brooks Williams (Tracks 1, 5, 7, 11, 12, 18, 20, 25, 28 with Alfred Zimmerlin & Mathew Ostrowski), at sound & vision Zürich, 1991 October 3 by Andy Rathgeb (Tracks 6, 13, 16, 29, 30 with Stephan Wittwer), at Werkstatt für Improvisierte Musik (WIM) Zürich, 1991 August 3 by Andy Rathgeb (Tracks 2, 19, 32 with Fredi Lüscher), at Rudy NO Gelder Studios in Oerlikon, 1990 June 22 by Urs Blöchlinger (Tracks 22, 26 with Lindsay L. Cooper and Dieter Ulrich),  at sound & vision Zürich, 1989 October 12 by Andy Rathgeb (Tracks 3, 17, 24) // Edited and premastered at Élephant Château Studio Basel by Christoph Gallio and Max Spielmann // Mixed at sound & vision Zürich by Andi Rathgeb (exept Tracks 1, 5, 7, 11, 12, 18, 20, 25, 28 at Tonstudio Wellenwoog by Andi Rathgeb and Marco Drudli) // Mastered in Berikon by Peter Pfister // Foto inside by Tetsu Takiura // Graphic design by Anne Hoffmann // Cover art by Maya Rickli

Music

  1. HIGH DESERT SONGS feat. IRENE AEBI p

Samples

    1. G with OSTROWSKI / ZIMMERLIN (1) p
    2. G with LÜSCHER (2) p
    3. G with WITTWER (6) p
    4. G with AEBI (10) p
    5. G with OSTROWSKI / ZIMMERLIN (12) p
    6. G with WITTWER (13) p
    7. G with LÜSCHER (19) p
    8. G with AEBI (23) p
    9. G with OSTROWSKI / ZIMMERLIN (25) p
    10. G with COOPER / ULRICH (26) p
    11. G with AEBI (27) p
    12. G with WITTWER (29) p
    13. G with MUKAI (33) p

    Revies

    CADENCE, MICHAEL ROSENSTEIN

    This intriguing release feautures reed player Gallio in the company of various groupings of solos, duos and trios for two long suites, each constructed of multiple short sections ranging from 20 seconds to 3 minutes in length. Rushing by like a series of improvisational flash cards, the music encompasses spare duet setting for poems by Surrealists Picabia and Meret Oppenheim (of fur-lined teacup fame) sung by Irene Aebi; fractured, frenetic spars featuring Wittwer or the scratch and scrabble electronics of Ostrowski and cellist Zimmerlin; and flowing duets with pianist Lüscher and trios with Cooper and Ulrich. Comprising most of the CD, the first suite, „cars and variations“, moves through 33 segments punctuated by 4 brief found-sound snippets. The proceedings are roughly paced by moving from harsh electronic pairings to more stately duets with Lüscher and Aebi. Yet, with such rapid swiches and quick pacing, any depth or development in the playing is sacrificed. Hard, rocking struts dissolve into measured, halting, angular phrases; melodious art songs dissipate into jangling trios; short ideas start to be sketched out, only to disappear mid-phrase. This is contrasted with the only piece over 3 minutes, a leisurely trio with Cooper and Ulrich, as Gallio‘s long, gracefully sinuous lines unfurl over the bass and drums. The final suite, „high desert songs“ is a group of 12 short floating verses delivering a tour de force for solo voice by Irene Aebi. This release makes clear that Gallio has no shortage of ideas. 

    IMPROJAZZ, PHILIPPE ALEN

    Godard: „En peinture, on corrige, on pose, on assemble, on invente rien (...) [Le cinéma], c‘est de la peinture qui peut être construite comme de la musique.“ (Histoire du cinéma, I). Gallio/Ostrowski/Zimmerlin, ce pourrait être, en ce sens, la musique qui joue au cinéma qui joue à la peinture - sans images: poser, assembler. Depuis <certainty sympathy=""> (percaso 05), Gallio a développé un art du montage, avec ses séquences leit motiv, ses scènes d‘extérieur, ses thèmes récurrents, un sens réel de la durée relative des plans; travail qui s‘est poursuivi, concentré, avec le réjouissant <birds &="" dogs=""> (mini CD précieusement emballé, percaso 07). <day &="" taxi=""> (percaso 11) révèle l‘autre face du saxophoniste suisse, qui dans un trio traditionnel, fraie son chemin sur les brisées d‘O. </day></birds></certainty>

    <certainty sympathy=""><birds &="" dogs=""><day &="" taxi="">Coleman et de S. Lacy, selon l‘instrument. Ces deux aspects se conjuguent en <cars &="" varaitions="">, dont l‘économie générale demeure celle du montage. L‘encheînement de séquences, du solo au trio, lui confère la structure plus lâche d‘un voyage qu‘une visée sous -jacente constitue 'in fine' en itinéraire, moins orienté cependant que souterrainement motivé. On se laisse conduire comme en un 'road movie' vers un horizon qui se dérobe, sensible à l‘éphémère, aux mirages esquissés, disponible à la rencontre. Par son usage brut et bruitiste de l‘électronique, le trio G/O/Z forme la chaîne sur laquelle se trame le chant plus frêle des autres formations. Ainsi est-on mené vers le deuxième volet, <high desert="" songs="">, compositions fort lacyennees sur des poemes de Picabia, pour lesquelles nulle n‘était mieux à même d‘affronter les intervalles périlleux qu‘Irene Aebi, superbe de force et de rigueur. Le modèle lacyen qui agit comme un principle actif dans les albums précités, se trouve à nu dans <mono>, et du coup trop prégnant pour aller sans engendrer malaise; à l‘alto, plus libre de références, Gallio trouve davantage sa différence, déployant un vibrato tournant qui lui est propre. Ces réserves faites, ce concert restitué avec un grand naturel est une chance de plus de faire connaissance avec un musicien qu‘on aurait bénéfice à reconnaître et accueillir comme un créateur qui bâtit pierre à pierre un édifice à nul autre semblable. </mono></high></cars></day></birds></certainty>

    JAZZ MAN, THIERRY LEPINT

    <partout où="" je="" rencontre="" la="" morale="" cherche="" l’instinct=""> chante Irene Aebi. Ces mots de Francis Picabia sonnent comme un désir d’exigence pour le saxophoniste suisse Christoph Gallio, loin des sentiers battus. Trente-trois pièces (de douze secondes à sept minutes) constituent <cars and="" variations="">, archipel sonore où l’on suit le saxophoniste en trio, duo, solo; étapes d’une aventure dont la destination importe peu pourvu qu’elle soit féconde en secousses musicales. On retrouve chaque formation plusieurs fois, donnant un rythme particulier à l’ensemble. Alors qu’Irene Aebi se fait le porte-paroles d’une poésie de l’absurde (celle de Francis Picabia, Meret Oppenheim...), grésillements électroniques, produits de Matthew Ostrowski refusent au saxophone toute ampleur messagères. Lorsque Gallio retrouve un environnement plus traditionnel, avec Lindsay L. Cooper (contrabasse) et Dieter Ulrich (batterie), on s’éloigne encore d’un dialoge équilateral; c’est avec Stephan Wittwer (guitare) qu’une intrigue se noue, incarnant la tension de l’instant (pas très loin de Arto Lindsay). Quattre plages solitaires donnent au saxophone soprano (très influencé par Steve Lacy) l’occasion de retrouver une sereine simplicité, dans ce collage de matériaux sonores plein d’inouï. <high desert="" songs=""> propose à la suite onze courts textes de Picabia mis en musique par Gallio et chantés a capella par Irene Aebi. </high></cars></partout>